Nous n’avons plus d’historiens noirs et africains francophones de la trempe du professeur Cheikh Anta Diop, capables d’aller à contre-courant de la pensée unique imposée par l’Occident ! De véritables chercheurs… Pas de simples répétiteurs des travaux de Cheikh Anta Diop, mais des esprits capables d’aller plus loin dans la recherche, les analyses et les déductions. Car, pour moi, comprendre le passé, c’est un véritable travail d’enquête sur des preuves qui ont été détruites, qui ont disparu ou qui sont parfois cachées et devenues inaccessibles. Et puis vient le moment le plus difficile, une fois les recherches entamées et bien avancées…

Qui va te croire quand, pour la plupart, nous avons été moulés dans la version et l’interprétation occidentales de l’Histoire ?
Et c’est là que l’on vous dit que l’Histoire, c’est politique !
C’est ce que l’on veut montrer au peuple, comment l’on veut malaxer son esprit et les raisons pour lesquelles on le fait. Aujourd’hui, où la notion de race et surtout de couleur est devenue primordiale, il y a une enquête de fond à mener sur celle-ci, avant même d’affirmer la présence ou non de populations noires quelque part. Il s’agit de comprendre pourquoi il est devenu si important d’ôter toute légitimité aux peuples noirs à revendiquer une historicité plus profonde, une histoire qui ne commencerait pas avec la conférence de Berlin ou l’arrivée des premiers colons !
L’histoire oubliée des hommes des forêts
Pour l’avoir déjà dit à plusieurs reprises, l’histoire de l’Afrique noire, de ceux que j’appelle « les hommes des forêts », n’est pas bien circonscrite par écrit durant une longue période. ( si je parle des hommes des forêts , il y au aussi ceux des plaines, du sable , des montagnes et des mers… je développerai plus tard ) . Et si elle a été écrite, nous en avons presque perdu le déchiffrage et la compréhension. L’écriture revêt des formes multiples. Le mandarin chinois, à travers son système d’écriture, nous montre comment l’on peut avoir une écriture complexe, très éloignée des alphabets romain ou grec.
Et cette donnée, j’ai le sentiment qu’aucun Africain ne l’a suffisamment intégrée dans ses recherches ! Nous avons intégré l’idée que seule l’oralité aurait prévalu dans nos contrées. Pourtant, il a bien fallu d’autres méthodes de rétention des faits du passé pour vivre le présent et construire le futur. Il y a eu un apprentissage par mimétisme, où des informations cruciales ont été transmises sans que personne, jusqu’à maintenant, ne prenne suffisamment le soin de les traduire en écriture et en archives.
Mais surtout, sans faire l’effort de comprendre ce qui a été transmis, et pourquoi cela a été transmis !
De plus, quand l’on veut faire de l’Histoire, il nous faut une métrique commune pour situer un événement dans le temps. Or, si cette métrique se basait sur des événements dramatiques ou climatiques, il y aurait nécessairement de l’imprécision. Mais surtout, il n’est pas certain que tous aient vécu ces événements au même moment, ni même qu’ils les aient vécus ! Voilà pourquoi le mimétisme historique peut transmettre des informations à la fois précises dans leurs résultats et imprécises sur les raisons de leur application, avec une mise en contexte qui ne peut jamais être exactement la même.
Le Grand Remplacement… Et si nous avions inversé la question ?
Mais retournons à mon véritable sujet !
LE GRAND REMPLACEMENT !
Cette idée de remplacement se retrouve notamment dans les écrits de Louis-Ferdinand Céline, écrivain à la fois ouvertement antisémite et profondément raciste. Sa peur du Juif l’avait amené à craindre un remplacement des populations blanches et françaises par cette communauté, en tout cas dans les cercles du pouvoir et de l’argent.
Nous n’allons pas entrer dans ce débat…
Mais cette idée intervient, pour moi, comme la révélation possible d’une stratégie déjà appliquée par ailleurs, et que cet auteur aurait, d’une certaine manière, dévoilée. Car souvent, l’on craint ce que l’on a déjà fait !
On n’a jamais peur de ce que l’on n’a jamais subi, ou de ce que l’on n’a jamais vu faire, de la même manière que l’on redoute ce que l’on a déjà vécu ou pratiqué. Et qu’est-ce que l’Occident aurait le mieux fait depuis les deux derniers millénaires ?
L’effacement de la présence noire dans l’histoire de l’humanité , de l’Antiquité à nos jours !
Voilà précisément la piste historique que je souhaite explorer. Je ne vais pas trop développer le sujet aujourd’hui sur cette plateforme, car ce serait beaucoup trop long. Mais je suis convaincu que c’est là que les recherches historiques de nos historiens devraient davantage se focaliser.
Et pourtant, je doute qu’ils le fassent !
Car, pour obtenir l’attribut d’historien, il faut se faire valider par ses pairs, des professeurs d’histoire qui, dans ma lecture critique du système académique, peuvent aussi devenir les gardiens d’un périmètre de recherche, s’assurant que tu n’ailles jamais chercher trop loin, surtout dans une direction qui ne les arrange pas ! Le professeur Cheick Anta Diop en a durement payer le tribut ! Et ça a marché !!
On va valider tes recherches si tu cherches à démontrer que Cheikh Anta Diop aurait dit n’importe quoi… Parler des Bantous comme d’êtres perdus dans la forêt, des Noirs dans les banlieues ou de leur condition durant la ségrégation américaine… Oui, ça, c’est validé !
Mais celui qui va chercher à travailler sur ce que j’appelle le GRAND REMPLACEMENT, et qui va se poursuivre par ce qui, pourrait désormais prendre le nom de GRAND EFFACEMENT, risque d’être freiné et combattu des quatre fers !
L’intelligence artificielle : la fin du monopole sur l’interprétation historique ?
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est en train de mettre un bordel pas possible dans ce que je considère comme le contrôle de la vérité historique imposé par les Occidentaux !
Car cette IA, lorsqu’elle est débridée, peut ouvrir plusieurs voies.
D’abord, en ne se limitant plus aux modèles d’IA entraînés en Occident, dont les réponses peuvent, selon mon expérience, refuser certaines interprétations, même lorsque des documents sont présentés comme preuves.
Ensuite, et surtout, demain, grâce à des IA locales, déconnectées du réseau, capables de nous permettre non pas simplement d’aller chercher des informations sur Internet, mais de traduire, transcrire et analyser des documents très anciens qu’il nous était jusqu’alors impossible de lire ou de comprendre !
Et oui, il est là, le problème !
Car il existe des milliers, voire potentiellement des millions de pages rédigées en latin, en grec ou dans je ne sais quelle autre langue européenne ancienne, qui pourraient nous renseigner sur notre présence et, surtout, sur notre implication dans la vie de tous les jours.
Non plus seulement comme le voudrait le mythe persistant du Noir exclusivement réduit à l’esclave, mais comme acteur politique, marchand, commerçant, citoyen, etc., etc. !
C’est cette documentation qu’il faut aller interroger. Et c’est là que les nouvelles technologies pourraient complètement bouleverser notre capacité à mener des recherches historiques indépendantes.
Des visages enfarinés, des perruques… Mais que cherchait-on à cacher ?
Puis il y a eu cette période d’enfarinement des visages de la noblesse européenne. Et puis, surtout, celle des perruques !
Mais des perruques pour cacher quoi ?
Pourquoi les femmes noires, en 2026, portent-elles encore autant de perruques ? Bien sûr, l’on va trouver plein d’autres raisons esthétiques, sociales ou culturelles. Mais pourquoi ne pas également émettre la supposition que certaines de ces pratiques auraient pu servir à dissimuler des caractéristiques capillaires ou des carnations de peaux trop mates ? Cette obsessions de la blanchîte .. par le blanchiment de la peau ne daterait pas d’hier mais peut être d’un passée bien plus lointain et c’est là que les choses deviennent passionnantes et interessantes ! Nos historiens afro trop prudes et souvent très peu courageux n’iront jamais dans cette voie là car qui pour les financer , les éditer et les protéger ?
Certes, pour le roi Louis XIV, l’explication traditionnellement avancée est celle d’une calvitie précoce.
Mais pourquoi ne pourrait-on pas aussi interroger l’hypothèse de cheveux crépus que l’on aurait voulu dissimuler ?
Je pose la question ! Je ne prétends pas ici en apporter la démonstration historique.
Les origines du Roi-Soleil semblent connues, mais l’on remarque une royauté française qui finira, au fil des siècles, par considérablement se blanchir, notamment à travers des alliances matrimoniales avec des princes et princesses venus des pays de l’Est : Autriche, Hongrie, Pologne, Saxe , Suede , Norvège peut-être même jusqu’à la Russie… Je ne sais pas !
Mais rarement, me semble-t-il, en puisant dans un terroir français qui est, en vérité, bien plus métissé que l’on ne nous le dit !
Déjà parce que les Maures étaient présents sur le territoire de l’actuelle France, de manière historiquement documentée, dès le VIIIe siècle, lors des conquêtes musulmanes, et que leur présence et leur influence se sont prolongées, sous différentes formes, bien au-delà de cette période, peut-être même jusqu’au XVe siècle. Et un jour, peut-être, apprendrons-nous que ce que l’on nous présente comme une conquête des Maures sur la France pourrait aussi être interrogé sous un tout autre angle : celui d’une reconquête de territoires où une présence noire aurait été bien plus ancienne et importante que ne le raconte notre historiographie actuelle. Une reconquête qui aurait échoué et dont la progression aurait été arrêtée à Poitiers…
Pourquoi ne nous sert-on jamais cette version des faits ?
Parce qu’elle remettrait profondément en cause toute notre lecture de l’histoire de l’occupation du territoire français ? Parce qu’elle obligerait à reconsidérer qui occupait ces terres, qui les a conquises, qui les a perdues et, surtout, qui a finalement écrit l’histoire de leur occupation ? Voilà les questions que je pose ! Et c’est précisément pour cela que je refuse que certaines interrogations soient écartées avant même d’avoir été étudiées.
Et si tout était déjà là, devant nos yeux ?
Au-delà de ces détails qui pourraient paraître anodins, il y a un jeune homme non accrédité d’historien académique que je suis sur les réseaux sociaux, et même deux maintenant, qui nous montrent, à travers leurs recherches et leurs interprétations, que tout serait peut-être déjà là, devant nos yeux !
Dans les églises… Partout ! Des inscriptions, des représentations, des symboles, des documents anciens… Partout !
Avec ce latin qui va nous parler de Gallica, que nous allons souvent rattacher à la Gaule, mais qui nous rappelle également la symbolique du coq. Et qui nous amène à nous interroger sur une histoire dont les origines, les représentations et l’étendue seraient peut-être bien plus vastes et complexes que nous ne le pensons. Y compris sur cette question des origines noires, ou « nègres », pour reprendre certains termes historiques dont il faut aussi comprendre les usages et les significations. Au début, on se dit que ces jeunes nous racontent des bêtises ! Et même des inepties !
D’ailleurs, ChatGPT fait souvent de la résistance lorsqu’il s’agit de confirmer leurs dires. Voilà pourquoi je considère qu’il est important de confronter plusieurs intelligences artificielles, notamment chinoises, lorsque l’on cherche une certaine objectivité sur ces sujets. Non pas parce qu’une IA chinoise détiendrait automatiquement la vérité, mais parce qu’il faut sortir d’un seul cadre d’interprétation et de limitation ! Et pourtant, à mesure que ces documents et ces pistes de recherche apparaissent, les éléments à examiner ne cessent de s’accumuler et viennent nourrir l’hypothèse d’une complexité historique de cette Europe occidentale bien plus grande que celle que l’on nous présente habituellement.
Être noir… Et si cela dépassait largement la seule origine africaine ?
Puis, petit à petit, l’on s’aperçoit que la question de nos ancêtres noirs, pas forcément africains, et c’est là toute la difficulté de la chose, pourrait être beaucoup plus complexe que nous ne l’imaginons.
Être noir devient alors plus complexe que simplement venir d’Afrique !
C’est pour moi, et je le dis souvent, un système de pensée, d’être et de savoir. C’est un paradigme ! Une vision cosmologique et cosmogonique ! En vérité, l’Homme noir est un être extrêmement complexe que nos prêtres de l’Égypte pharaonique avaient, semble-t-il, synthétisé, analysé et décodé.
Mais nous en avons perdu une grande partie de la compréhension. Et c’est peut-être là que se trouve l’une des clés de nos difficultés contemporaines. Non pas simplement dans la perte d’une histoire, mais dans celle d’une manière de penser le monde, de concevoir la connaissance, de transmettre les savoirs et de comprendre notre propre existence.
Ce que l’on doit retenir
Nos historiens afro-francophones ne regardent pas là où ils devraient regarder ! Ils ont été distraits par des sujets sans jamais chercher à comprendre pourquoi c’est là que l’on veut qu’ils aillent, et surtout pourquoi ils doivent y rester !
Pourquoi nous contentons-nous de nous disputer sur l’origine des Égyptiens pharaoniques sans jamais véritablement aborder la question d’un éventuel Grand Remplacement des civilisations nègres et de leurs cultures depuis plus de 2000 à 3000ans ?
Pourquoi acceptons-nous que notre présence historique soit presque systématiquement abordée sous l’angle de l’esclavage, de la colonisation et de la domination ?
Pourquoi ne cherchons-nous pas davantage les traces de notre participation aux grandes constructions politiques, économiques, commerciales, culturelles et spirituelles du monde ancien ?
Le Noir est à la fois de l’énergie et une inspiration sans limites… Et ça, nous ne le comprenons pas ! Car c’est en nous. Et ce n’est pas une force que l’on peut, ou que l’on doit, vendre !
Je vais reprendre toute cette théorie dans mon tome I de la série Le Petit Manuel Africain de Guerre économique, car c’était cette clé de compréhension qui me manquait pour apporter de la cohésion à mon propos. Raison pour laquelle j’ai d’abord sorti les tomes 2 , 3 , 4 et 5 grâce à une documentation accessible et compréhensible mise à disposition par la Chine.
Mon hypothèse est celle d’un peuple qui subirait, depuis l’an zéro, un processus de Grand Remplacement historique et symbolique, et, depuis l’an 2000, un Grand Nettoyage. Ce combat du Yin et du Yang… Il est mythique et mystique à la fois ! Magnifique et loin d’être pacifique ! C’est nous qui ne cherchons pas à comprendre ce qui est écrit devant nos yeux !
Mais le véritable défi est ailleurs. Comment des inconnus comme moi pourraient-ils permettre à l’ensemble de leur population de comprendre le danger qui la guette ? Car tout cela nous propulse dans un espace-temps qui nous dépasse ! Comment converser avec toute une population et la faire agir dans le temps et en même temps ? Comment lui transmettre une vision historique suffisamment profonde pour qu’elle puisse non seulement comprendre son passé, mais surtout anticiper son avenir ?
La Chine a réussi cet exploit, selon moi, notamment grâce à sa capacité d’anticipation. Aujourd’hui, c’est toute l’importance accordée à la protection de son passé pour mieux se diriger vers le futur, sans se perdre ! Et c’est peut-être là que réside l’un des plus grands enseignements que nous devrions tirer de son expérience.
Un peuple qui ne comprend pas son passé peut difficilement maîtriser son avenir.
Rendez-vous dans mon ouvrage courant 2027 ! Le premier Tome déjà entamé mais pas encore aboutie :
COMPRENDRE L’OCCIDENT EN AFRIQUE
Un ouvrage dans lequel je vais disséquer nos rapports entre Blancs et Noirs, nos représentations, nos contradictions, nos héritages et cette relation à l’inversion qui, selon ma lecture, préfigure une partie de la pensée occidentale, ce processus d’extermination et d’extinction !
Car dans ce rapport à l’inversion…
L’obscurité est blanche et la luminosité est noire !
À suivre…
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